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16/11/2012

Un Chemin de Croix précurseur

La fabrique Virebent, à Launaguet. Le Chemin de Croix de l'église de Rennes-le-Château a souvent été au centre de débats passionnés. On sait qu'il fut livré à l'abbé Saunière en mars 1897, par la maison Giscard, de Toulouse. Celle-ci créée en 1855 par Jean-Baptiste Giscard, son fondateur s'est très vite tourné vers le "mobilier" religieux. Au fil des années, parmi les statues et les autels, Giscard s'était fait le spécialiste des Chemins de Croix. C'est à lui que fut confié, vers 1882, la conception de Quatorze Stations pour l'église de Notre-Dame du Taur, à Toulouse. Autant qu'on puisse s'en rendre compte, ce Chemin de Croix fut à la base de tous ceux dont il entreprit la réalisation par la suite. Mais quel fut son modèle ?
Il faut savoir que J-B. Giscard avait travaillé auparavant pourVerdelais_station9-735bb[1].jpg les ateliers Virebent, à Launaguet, dans la banlieue Nord de Toulouse; aussi bien, Virebent fournissait du "profane" (cariatides, vasques, frises, etc.)  et du "religieux". Or, celui-ci s'était fait un nom en réalisant deux Chemins de Croix très remarqués, l'un comme l'autre situés à l'extérieur de l'église : à Saint-Michel de Lanès, dans le Lauragais, mais surtout à Verdelais, en Gironde. Abritée dans des édicules, chaque Station a été réalisée par le sculpteur Martial Clerc, pour la maison Virebent. Cet ensemble fut achevé vers 1880. A bien y penser, le Chemin de Croix de Verdelais ne préfigure-t-il pas celui du Taur ? Et, avec les affinements qui interviendront par la suite (influence du théologien-archéologue Barbier de Montault), celui de Rennes-le-Château ?...

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