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27/11/2012

Le Bug... en 1832

Cassini Bugarach.jpgAlors que de nos jours l'ascension du Bugarach n'offre pas de difficultés particulières, il en était bien différemment autrefois. Ainsi, Labouïsse-Rochefort, dans son Voyage à Rennes-les-Bains, paru en 1832, ne cache pas les obstacles que l'excursionniste de l'époque devait affronter pour gravir les pentes de ce nouveau Mont Sinaï.
"Prenant le chemin de Bugarach, écrit-il, à la jonction de deux ruisseaux [le narrateur est alors à hauteur du pont de Sougraigne], on arrive à ce village (celui de Bugarach) par un sentier assez pénible, tracé en partie sur des hauteurs sauvages, hérissées d'énormes blocs de grés, et partie dans un vallon assez resseré. Le village de Bugarach est adossé au pic qui porte ce nom. Il est prudent de prendre un guide dans cet endroit, pour gravir la montagne et de ne tenter cette excursion, que par un temps calme et très-clair. Elle n'est accessible que d'un seul côté; on n'y trouve pas de sentiers battus, il faut se frayer la route à travers les buis et les buissons, du moins jusqu'à une certaine hauteur, où la végétation disparaît. Cette montagne est composée en entier d'un calcaire compacte et ancien. Son élévation au-dessus de la mer est de 448 toises * , et elle domine les montagnes qui l'environnent. On aperçoit de là, un pays immense, une plaine fertile, et l'on découvre les murs de Perpignan." Accompagné du poète catalan A.-J. Carbonnell, Labouïsse-Rochefort le vit alors déclamer toute une poésie sur les beautés qui s'étalaient sous ses yeux. Ces vers lui servirent par la suite d'introduction pour son recueil romantique sur les Pyrénées-Orientales.

* 1 toise = 1,949 mètres, soit 873 m (or, le Bugarach culmine à 1230 m)

Commentaires

Diantre, les murs de Perpignan, augmentés des pentes de ce nouveau mont Sinai, on aurait pu rêver... Avec le chiffres..

Écrit par : Aguirre | 27/11/2012

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