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01/12/2012

L'affaire Gélis. Comme en 1943...

IMG - Copie.jpgL'émotion suscitée par l'assassinat de l'abbé Antoine Gélis, curé de Coustaussa, tué dans son presbytère dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre 1897, n'a pas soulevé que de la compassion. Elle a aussi révélé quelques mauvais instincts chez nos compatriotes. Ainsi, une semaine après le drame de Coustaussa, le Procureur de la République, à Carcassonne, recevait une lettre anonyme. Un homme d'ordre, comme il signa sa missive, citoyen de Lapradelle-Miraval, désignait ainsi à la vindicte un nommé C***. Suspect à plus d'un titre, celui-ci était "rentré chez lui fort avant dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre; repartant le 3 pour Toulouse... N'aurait-il pas pu inspirer et préparer ce crime ?" insiste ce courageux anonyme. Et notre justicier de détailler le palmarès crapuleux de l'individu dans la région de Lapradelle-Miraval, jusqu'à Lavaur. Douterait-on de la culpabilité du personnage, notre homme de l'ordre suggère alors au Procureur de se renseigner auprès de la 6e Chambre civile de Paris, au Tribunal de Figeac et à celui de Villefranche-de-Rouergue.
Bien sûr, le délateur n'assume pas son geste et reste piteusement caché derrière une épithète justifiant sa démarche.
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