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31/12/2012

Rennes-le-Château/Coutaussa : odyssée d'une pierre de bornage

Borne Boudet.jpgGuidant le lecteur sur la circonvolution de son fameux Cromleck, l'abbé Boudet signale l'existence d'une pierre de bornage dans les parages de la ferme de Peyre Picade, précisément à vingt mètres au Nord-Ouest des rochers du Cugulhou. Selon sa description, celle-ci, située à la lisière des terres de Coustaussa et de Rennes-le-Château, était ornée d'un écusson de chaque côté de sa face, correspondant à la baronnie dont dépendait les terres qui la jouxtaient.
C'est en pure perte qu'on la chercherait aujourd'hui. Voici un peu moins de quinze ans que cette pierre a été enlevée, pour la jalouse satisfaction d'un prédateur. Nous savons désormais qu'elle trône au milieu d'un salon chez un habitant de Quillan. On se consolera en se repassant des photos prises de cette borne au moment de sa découverte. (Sur la photo : face "Rennes-le-Château")

30/12/2012

La pierre de Pailhères

Päilhères.JPGL'affaire de Rennes-le-Château a cette vertu que nombre de curiosités disséminées dans la campagne ont été signalées, décrites et photographiées. Certaines, victimes de leur succès ou de leur étrangeté, ont disparu ou ont subi des dégradations. Heureusement, l'intérêt collégial que d'autres ont suscitées les a sauvé de l'oubli, au pire de la destruction. C'est le cas de la pierre de Pailhères. Sinon, connue des "vieux" de Rennes-le-Château, elle a été signalée pour la première fois dans un article du Midi Libre en date du 17 novembre 1971.
Pailhères, rappelons-le, est un écart, sur la commune de Rennes-le-Château, côté Sud-Ouest du village. De forme parallélipipédique, elle mesure environ 80 cm de hauteur, sur un mètre de largeur et deux de longueur. Principalement sur sa partie supérieure, on remarque différentes incisions en forme de croix et de triangles. Sur une partie de de cette surface, une conque avec un sillon d'évacuation y ont été creusés. A priori, cette pierre daterait du Néolithique, aux environs de 4000 à 4500 ans avant notre ère.
Originellement, ce monolithe se trouvait au bord d'un précipice, en surplomb des ravins du ruisseau des Couleurs, avant qu'on l'y fasse basculer il y a une trentaine d'années. C'est à l'initiative de M. Jean-François Lhuillier, qui fut maire de Rennes-le-Château (1998-2008), que cette pierre fut réhabilitée sous son mandat. On peut la voir désormais, sous un auvent, près de l'actuel Mairie.

29/12/2012

Chasse aux sorcières sur les terres d'Arques et du Bézu

SAM_0355.JPGEn 1265, Pierre de Voisins, seigneur de Rennes, d'Arques et du Bézu, entreprit une campagne contre les sorciers et les charlatans. Au nombre de ces malheureux qui tombèrent sous la coupe de ce tribunal macabre, une femme de cinquante- trois ans, Angèle, du hameau de Labarthe, un lieu proche du Col du Paradis. Son crime aurait été celui de s'être prostituée au démon de qui elle aurait eu un enfant : un monstre  qui avait la tête d'un lapin et la queue d'un serpent. Cet être difforme n'aurait vécu que deux années. Soumise à la torture, la pauvresse avoua qu'elle avait nourri ce monstre de chair de petits enfants. Il n'en fallut pas davantage pour que son arrêt de mort soit prononcé. Pour ses atroces révélations, elle fut brûlée vive sur la place du village d'Arques. Mis au fait des pratiques... moyennâgeuses du seigneur de Voisins et du mauvais usage du droit de justice auquel il pouvait prétendre, on dit que le roi Saint-Louis le tança vertement et lui intima l'ordre de ne plus instruire ces sortes de procès en sorcellerie.