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28/05/2017

un illustre inconnu, l'abbé Pichon

pichon2.jpgParmi les apocryphes déposés à la Bibliothèque Nationale, en 1965-1966, qui ont constitué les premiers apports de la mythologie castelrennaise, se remarque une brochure grand-format intitulée : Généalogies des rois mérovingiens et des diverses familles  françaises et étrangères de souche mérovingienne, d'après l'abbé Pichon (1814), le docteur Hervé (1843) et le généalogiste Hamberg (1912). Le tout serait inspiré des parchemins de l'abbé Saunière. Si l'on ne sait rien, ou presque, du docteur Hervé et du généalogiste Hamberg, il en est différemment de l'abbé Thomas-Jean Pichon.
C'était un théologien né au Mans en 1731 et qui y fit carrière. Investi de différentes fonctions par l'évêque du diocèse, il fut aussi l'historiographe de M. frère du roi (le futur Louis XVIII). Volontiers polygraphe, il n'hésita pas à aborder des thèmes fort controversés. Ainsi, dans son Histoire sur les abus du célibat, défend-t-il, le devoirpichon 1.jpg politique de procréation, au principe que la population est nécessaire à l'Etat. A ceux qui s'obstineraient à rester célibataires, il suggère de les assujettir d'un impôt spécifique dit "tribut de tolérance. Cette contribution s'exercerait tant sur les hommes que sur les femmes, en fonction de leur situation de fortune. 
Il semble, cependant, avoir eu moins de scrupules en publiant sous son nom des Principes de la religion, patchwork de plusieurs ouvrages d'un dénommé Saurin. Néanmoins, on retiendra un bel ouvrage consacré au Sacre et au couronnement de Louis XVI, paru en 1775. Les généalogies qui émaillent les chapitre de ce précieux in-quarto font comprendre qu'on ait voulu associer un tel auteur à la brochure de généalogies royales déposée à la Bibliothèque Nationale, en 1966.
Jusqu'alors avantagé par de confortables revenus que lui procuraient ses différentes activités, la Révolution lui coupa les vivres. On dit alors que la charge d'evêque constitutionnel du Mans lui fut proposée, mais il déclin a l'offre. En revanche, il accepta la place d'administrateur de l'hôpital général du Mans. Finalement, l'abbé Pichon mourut, au ans, le 18 novembre 1812.

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