Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

18/02/2013

Le N inversé ou pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer

C'est un gimmick que nous ressortent régulièrement les auteurs en mal d'ésotérisme. Comment expliquer qu'un graveur, en plein milieu de son travail, inscrive un N à l'envers au milieu d'un texte où toutes les autres lettres sont à l'endroit ? Qu'un peintre, représentant le Christ sur la Croix, ait l'idée saugrenue de placer à l'envers le N des initiales I.N.R.I. (Iesus Nazarenus Rex Iudaerum). Inutile de dire que tous les calvaires  des environs de Rennes-le-Château ont été observés à la loupe et ceux comportant cette incongruité, considérées comme autant de jalons sur le chemin de la découverte.
N inversé.jpgEn fait, les raisons de ces N inversés sont simples. Elles procédent de la linguistique et du symbolisme. Pour faire simple, le N inversé est une représentation simplifiée d'un idéogramme araméen. Il constitue la 14e lettre de l'alphabet hébraïque, qui se dit "noun" et s'applique au poisson ou au serpent. Dans le langage, Noun est la réversibilité, l'émergence. Symboliquement, le Noun évoque ce qui est caché ou englouti dans les profondeurs. Il a aussi une connotation intime pour la femme, qui cherche à se préserver des regards indiscrets. Dans la Kabbale hébraïque, sa valeur numérique est de 50. Ce chiffre évoque les 50 portes de l'intelligence et, à ce titre, représente l'homme complet. Enfin, le Noun est l'image de l'accomplisement et du renouveau.
Pour le Chrétien, le N inversé est donc le symbole du Christ fait homme et par lequel on obtient son Salut. Il figure le poisson, qui est le signe de reconnaissance des premiers Chrétiens. C'est une lettre de fécondité et de prolifération. En un mot, c'est l'expression de l'Espoir accordé aux genre humain.

Commentaires

ça se voit que vous n'avez jamais manié le ciseau et le burin pour graver, quand vous ête droitier, que diable, éssayez !! neuf fois sur dix vous renoncerez... Surtout sur ces lettres !!
Bien, raisonablement, on en trouve à peu près partout, et même très loin de RLC, la dernière dans un paisible village de la côte d'Azur, innatendu, mais dont la photo apparaîtra quand d'aventure l'envie y sera ! paisiblement parlant, on est loin de l'ésotérisme là dedans, enfin, gardons raison...

Écrit par : Aguirre | 19/02/2013

ça se voit que vous n'avez jamais manié le ciseau et le burin pour graver, quand vous ête droitier, que diable, éssayez !! neuf fois sur dix vous renoncerez... Surtout sur ces lettres !!
Bien, raisonablement, on en trouve à peu près partout, et même très loin de RLC, la dernière dans un paisible village de la côte d'Azur, innatendu, mais dont la photo apparaîtra quand d'aventure l'envie y sera ! paisiblement parlant, on est loin de l'ésotérisme là dedans, enfin, gardons raison...

Écrit par : Aguirre | 19/02/2013

Intéressante analyse de Mr Michel Vallet - je me permets juste de le renvoyer vers un complément de celle-ci - sur mon blog :

rennes le chateau palimpsesta - publiée en mai juin 2011 -
relative à l'étude comparative des N inversés d'Emile Signol ( ou est le marteau et le burin ? ) en l'église Saint-Sulpice et ceux que l'on peut trouver dans l'environnement immédiat des deux Rennes.

Quoique certains puissent en penser, ce symbole recouvre une dimension des plus importantes, et loin de l'ésotérisme de salon, il suffit ici de puiser dans la tradition juive pour y trouver son signifiant ( les Nounim inversés - notamment ceux encadrant les deux versets du Livre des Nombres - 10 35 - 10 36 - ou il est question du voyage de l'Arche d'Alliance )
Le midrach répond à la présence de ces deux lettres noun inversées par le signifiant du Livre caché.
Le Livre caché existe...je ne suis qu'au début de sa lecture...

alain Cocouch

Écrit par : anauel | 27/02/2013

Petit rajout :

Pourquoi christianniser une tradition scripturaire juive - qui se suffit à elle-même et mérite toute l'attention requise par ce qu'elle recouvre ( le Livre caché )...

Que Michel Vallet veuille bien expliciter en citant sa source d'ou il ressort que ce N inversé soit d'origine chrétienne ( maintenant il est possible qu'il y ait eu une réappropriation tardive de la part du Christianisme - après tout recycler le Catholicisme connaît assez bien ).
A propos de recyclage , Mr Vallet gardez-vous bien de me recycler.
A bon entendeur.
Pour plus ample échange vous pouvez me contacter ici :

alain.clement19@yahoo.fr ( adresse valide )

Petite remarque :
Ceci n'est pas pour faire du judeo centrisme, mais juste de la précision.

Écrit par : anauel | 27/02/2013

Bon, ma réflexion ne concernait évidemment que les pierres gravées quelque soient leurs destination, que voulez vous, il se trouve qu'il y a belle lurette que cela est établi par les graveurs eux-mêmes... Quant au reste, bien entendu l'opinion de chacun est respectable, mais soulignons qu'à ce jour dans cette affaire, et concernant ce sujet usé, "Rien n'a débouché sur rien", à part des spéculations fumeuses qui n'appartiennent qu'à leurs auteurs ! Point final.

Écrit par : Aguirre | 27/02/2013

Les commentaires sont fermés.