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11/12/2012

Jean Pellet, gentleman aventurier

J. Pellet.jpgIl y a trois mois, le 11 septembre 2012, Jean Pellet décédait à son domicile, à Espéraza. C'était un chercheur de la première heure. Il s'était intéressé à Rennes-le-Château vers 1957 ou 1958. Il fit la connaissance de Noël Corbu et reçut toujours un bon accueil au domaine. Jean Pellet était né en 1930, dans la région lyonnaise. Les affaires de trésors l'ont toujours passionné. Il s'est beaucoup intéressé à l'énigme des chartreux de Villeneuve-lès-Avignon, ainsi qu'à Arginy. Mais il est surtout passé aux travaux pratiques à Lyon, au sujet d'une collection d'armes anciennes cachées à la veille de la guerre 14, dans le parc d'une propriété. Modeste chef d'entreprise, le hasard le fit s'associer avec Henri Buthion. C'est Jean Pellet qui lui fit découvrir Rennes-le-Château. Très vite, le charme opéra. Au point que lorsque Corbu chercha un repreneur pour l'hôtel-restaurant, Henri Buthion se porta aussitôt acquéreur. C'était en 1965.
Assez rapidement, Jean Pellet s'était convaincu que la région de Rennes-le-Château abritait plusieurs 1406122328019808[1].jpgtrésors cachés. Mais le plus important était le butin enfoui par les Wisigoths au VIe siècle, près de Rennes-les-Bains. Il avait retrouvé la grotte, reconnu les signes d'authentification, mais des obstacles naturels avaient différé la découverte du trésor.
Au plan humain, Jean Pellet était un personnage atypique, mais d'une grande gentillesse. La vie l'avait parfois malmené, mais sa passion le faisait tenir debout. Outre des articles de presse et un ou deux reportages télévisuels où il s'exprime, on notera principalement l'interview auquel il se prêta en mai 2012 à l'occasion de la sortie du DVD intitulé : "Le secret de Blanchefort" (éd. Pégase). L'entretien qui lui est consacré constitue l'un des trois volets de cette production. Il s'y exprime en toute liberté, développant ses idées et confiant à la caméra de garder encore quelques-uns de ses secrets pour son livre à paraître.

10/12/2012

A propos d'un certain pilier

IMG_0150.jpgAvant que l'abbé Saunière ne le remplace par l'actuel en terre cuite, don d'une dévôte, en 1887, l'autel de l'église de Rennes-le-Château était constitué d'une grande table, prise sur un côté dans le mur, et soutenue par deux piliers; l'un brut, l'autre sculpté. Les sculptures représentant des motifs  de l'ère carolingienne. On sait que par la suite, Saunière utilisa le second pilier comme piédestal pour une Vierge de Lourdes, qu'il plaça dans un petit jardin jouxtant l'église. Si la pierre d'autel a été identifiée depuis comme étant un couvercle de sarcophage; en revanche, on ne sait pas ce qu'est devenu le pilier qui était à l'état brut.
Selon certains échos, pourtant, l'abbé Saunière l'aurait fait sculpté et placé au hameau du Cercle, près de Rennes-les-Bains. Son objectif : baliser un parcours propre à rendre possible la localisation d'un endroit. Ce pilier, situé à l'entrée de la propriété d'un militaire en retraite, le capitaine Martineu, resta en place jusqu'au début des années 1970. Vers cette période, il fut dérobé par deux inconnus qui l'engouffrèrent dans leur 4 X 4 avant de disparaître. Fort heureusement, une photo prise à la fin des années 1960 nous en conserve le souvenir et le relief. Comprenne qui pourra... (Reproduction de la photo strictement interdite)

09/12/2012

Le "cahier à notes" de l'abbé Gélis

IMG (8).jpgLa découverte du corps de l'abbé Antoine Gélis, sauvagementIMG_0001 (3).jpg assassiné dans son presbytère, à Coustaussa, au matin du 1er novembre 1897, donna lieu à une enquête policière. Selon la norme habituelle, le juge d'instruction fit procéder aux constations d'usage et à la saisie des papiers de la victime. On sait que parmi ceux-ci, les enquêteurs retrouvèrent un mémo indiquant, avec plus ou moins de précision, l'emplacement de plusieurs cachettes, disséminées dans le presbytère, la cave et le jardin, contenant des numéraires en or ou en argent, pour un total global non négligeable. Une cachette, d'ailleurs, désigné dans le document, n'a pas été retrouvée.
Parmi les papiers, on trouva aussi un carnet de comptes, mais aussi un "cahier à notes". Le carnet de comptes semble être une sorte de journal de bord dans lequel l'abbé Gélis inscrit ses rentrées d'argent. En revanche, le "cahier à notes" correspondrait à celui des dépenses. Mais pas les siennes...
Le carnet à notes subsistant a été tenu du 22 juin 1895 au 30 octobre 1897, donc dans la journée qui a précédée sa mort. C'est une succession de dépenses souvent peu importantes, mais ininterrompues. Des noms sont cités. L'abbé Gélis semble agir comme un trésorier-payeur. Il inscrit les "sorties"  sans mettre IMG_0003.jpgen parallèle les "rentrées". On peut penser qu'il tient le rôle d'un mandataire. Les sommes ne font que passer entre ses mains. Il place ainsi du "chemin de fer", avec recommandation à son intermédiaire, de ne jamais lui écrireIMG_0002 (2).jpg à ce sujet. Les différents petits "magots" retrouvés dans son presbytère ne seraient donc que des dépôts, comme l'on en ferait auprès d'une banque, afin de les sécuriser.
La mort de l'abbé Gélis est-elle en rapport avec cette activité souterraine ? Interrompue brusquement, s'est-elle reportée sur une autre personne de confiance ? Un autre curé de la région ? Le mystère est complet.