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25/02/2013

Robert Charroux à Rennes-le-Château

Charroux 1.jpgEn deux ou peut-être trois occasions, Robert Charroux est venu à Rennes-le-Château. Dans le cadre de ses émissions ou de son activité de chercheurs de trésors. Comme c'était une aubaine pour l'Hôtel de la Tour, en terme de retombées publicitaires, Noël Corbu lui faisait volontiers bon accueil, à lui et à son équipe. A cette époque, Robert Charroux n'avait pas encore publié son inénarrable Trésors du monde (Fayard, 1962), mais ses articles à sensation faisaient les choux gras de magazines à gros tirages.
En outre, Robert Charroux avait l'atout de disposer d'un détecteur de métaux du type Lenoir. Il s'agissait d'une "roue" tenue par des cordons. Robert Charroux a volontiers fait écho de ses recherches à Rennes-le-Château dans plusieurs de ses articles.
"Nous avons ausculter, raconte-t-il, avec un détecteur, le dallage de l'église, le cimetière et tous les murs de la cure. Les réactions de cet appareil annoncèrent de façon certaine des dépôts métalliques. Dans un vieux mur du rempart, que l'on défonça sur cinq mètres de longueur, on trouva une armure rouillée, des armes... Un trou fut creusé dans le parc de l'hôtel, contre le mur mitoyen du cimetière, à trente mètres du caveau du curé. Ne dit-on pas que la cachette pourrait être dans ce caveau à deux compartiments, construit plusieurs années avant la mort de Saunière ? Effectivement, nous avons détecté sur la tombe un point d'impactCharroux 1 (3).jpg métallique de forme bizarre, mais une autre tombe donne aussi les mêmes radiations ! Alors ? Quoiqu'il en soit, la fosse creusée dans le parc, profonde de deux mètres, ne livra qu'un dépôt ferreux non identifiable !"
Au vrai, le butin total recueilli par Charroux et son équipe sur le site de Rennes ne fut pas à la hauteur des espérances. En tout et pour tout, le détecteur n'a permis la découverte que d'une douzaine de pièces d'argent et de bronze, ramassées le long des remparts et en pleine terre. Encore ne s'agissait-il, sans doute, que de monnaies éparses provenant de très anciennes tombes. Interrogé par la suite sur ses fouilles à Rennes-le-Château, Robert Charroux émit quelques réserves : non pas sur l'existence du trésor, mais sur les véritables intentions de Noël Corbu.
Charroux 1 (2).jpg"Nous n'avons pas trouvé ce que nous cherchions, s'épanche Robert Charroux.  Nous avons dépensé beaucoup de sueur. J'ai des photos de Robert Arnaud (avec qui je travaillais à ce moment-là à la R.T.F.) piochant comme une brute et disparaissant entièrement dans le trou. Aujourd'hui, je soupçonne Noël Corbu, qui était un homme tout à fait charmant, de nous avoir aiguillés sur une fausse piste ou, pour le  moins, sur une piste annexe... Il connaissait mieux que quiconque l'histoire de Saunière et du fameux trésor. Il s'était beaucoup investi dans la découverte de ce dernier. Si vraiment il avait voulu participer totalement avec nous à cette recherche, compte tenu de l'équipement dont nous disposions, je crois que nous aurions pu aboutir."

 

24/02/2013

La banque Petitjean

En novembre 1911, en pleine tourmente procédurale avec l'Officialité de Carcassonne, l'abbé Saunière songe à vendre son domaine. La contre publicité que lui fait l'évêque depuis plus d'un an assèche ses Petitjean,.jpgsources de revenus. Il prend alors contact avec la banque Petitjean, qui est moins un établissement de dépôts qu'un fonds de gestion. Mais, lorsqu'il reçoit la visite du délégué pour déterminer la valeur du bien, le curé de Rennes a la malencontreuse idée de lui proposer unPetitjean Buvard.jpg dessous-de-table pour éviter la commission revenant à la banque en cas de vente. Bien sûr, le fondé de pouvoir refuse poliement, mais fermement. Au final, en janvier 1913, l'abbé Saunière souscrira un emprunt auprès du Crédit Foncier pour un montant de 6000 francs. Marie Dénarnaud continuera de le rembourser bien des années après la mort du curé.

Petitjean 2.jpg

23/02/2013

Eglise de Saint-Just-et-le Bézu, fin des travaux de restauration

Bézu église.jpgConsidérant l'état de vétusté de l'église Saint-Just-et-le-Bézu, le Conseil municipal avait décidé en 2011 de faire procéder à des travaux de rénovation de l'édifice et de restauration de la décoration intérieure. Sur appels d'offres, les principaux corps de métier furent choisis (maçonnerie, électricité, couvreur), supervisés par un cabinet d'architecture de Fa. Entre autres dispositions, le Conseil municipal avait opté pour mettre en pierres apparentes les murs crépis. Grosse difficulté, l'état de la charpente tellement vieillie qu'en 2004, une partie de la toiture de l'abside s'était effondrée.
Le travail est donc à présent terminé. A l'intérieur, des fresques ont été rajeunies et le mobilier rafraîchi. Reste à attendre le retour de trois statues (saint Just, sainte Eugénie et sainte Germaine-de-Pibrac) dont le lifting n'est pas achevé.
A noter que l'église Saint-Just n'avait pas fait l'objet d'un aussi vaste programme d'entretien depuis... 1876 ! Quelques bienfaiteurs avaient alors participé aux frais, notamment le comte Mauléon de Chalabre qui avait procuré le bois pour la charpente. Pour l'inauguration de cette église revisitée, Eugénie de Montijo, épouse de Napoléon III, dota la paroisse d'une chasuble dorée (Cf. L'Indépendant.fr en date du 15 février 2013