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22/02/2013

Un séjour oublié d'Emma Calvé

 

Madame-Emma-Calve-A-Dupont.pngAlors en pleine gloire, Emma Calvé est touchée cruellement par le destin. Son neveu, Elie, jeune comédien de vingt-quatre ans, succombe à une embolie, le 2 juillet 1929. Emma, qui choyait le jeune homme comme un fils et le destinait à être son seul héritier, se désintéresse désormais de beaucoup de choses. En tout premier lieu, elle vend le château de Cabrières qu'elle avait acquis en 1894 et va abriter son chagrin à Gagny, près de Paris, au Château-Rouge. Ses meubles et tous ses effets personnels resteront pendant des mois entreposés dans une des dépendances de cette demeure.
A Gagny, elle trouvera l'affection et la gentillesse des soeurs Boué, célèbres couturières du Tout-Paris de la Belle Epoque. Certes, Emma Calvé remontera sur scène, elle recevra même en 1931 la Légion d'honneur, mais son déclin est amorcé. Au seuil de sa mort, elle sera pratiquement ruinée. Elle s'éteindra, finalement, à peu près oubliée, dans une clinique de Montpellier, le 6 janvier 1942.

 

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Le château de Maison-Rouge à Gagny (Seine-Saint-Denis). A l'abandon pendant la Seconde guerre mondiale, il sera ensuite vandalisé. Vendu par adjudication en 1955, il sera rasé par des promoteurs. Une zone pavillonnaire s'étend désormais sur son emplacement et sur toute la superficie de son ancien parc.

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Facétie à la Une

Panneau.jpgStupéfaction des automobilistes parisiens, Porte de Bagnolet, d'apercevoir un panneau d'agglomération avec l'indication : BUGARACH. En fait, il s'agit du panneau volé le 21 décembre dernier, que des petits malins  ont fixé en plein milieu du boulevard périphérique. Alerté de cette facétie, Jean-Pierre Delord, maire de Bugarach, se promet d'écrire à son homologue d'Aubervilliers pour obtenir la restitution de l'objet du délit. Panneau 1.jpg

21/02/2013

"La Fin d'un monde"

Actuellement à la vente sur un site Internet dont le nom  pourait être celui d'un bistrot, ce tableau : LA FIN d'UN MONDE, réputé avoir été peint à Rennes-le-Château, en 1942, signé Frabo :

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frabo 1.jpgFrabo était le pseudonyme d'un peintre allemand né en 1904. De son vrai nom : Ernst Bott (francisé : Francis Bott). Il a déjà oeuvré dans les plus grandes capitales européennes lorsqu'en 1939, à la déclaration de guerre, il est en France. Interné par les Anglais, il retrouve sa liberté en octobre 1940. Mais son passé de militant communiste lui vaut de figurer sur une liste noire dressée par les Nazis. Il entre donc dans la clandestinité et, de Toulouse où il frabo 3.jpgs'était réfugié, gagne les Corbières. Pendant quelques temps, il travaillera comme bûcheron à Couiza. Il continuera également d'exercer son art. En remerciements pour une certaine aide qui lui a été apportée, il offrira un tableau, repésentant le Christ sur la Croix, que l'on peut toujours voir dans l'église d'Arques. Certaines de ses toiles seront aussi à la vente en 1941 et 1942 à la galerie Bonnet de Montpellier (avant que les Allemands ne franchissent la ligne de Démarcation).
A la Libération, il quittera le Sud pour retourner à Paris. Désormais, il peut vivre de son art. Pour lors, concentré sur le figuratif et le fantastique, il bascule désormais vers l'abstrait et le surréalisme. Au début des années 60, il est à l'apogée de sa création et reçoit les soutiens les plus éminents.
C'est à 94 ans qu'Ernst Bott décèdera à Lugano (Italie), le 7 novembre 1998.

Quelques-unes de ses oeuvres après 1950-1965 : http://www.henze-ketterer.ch/de/kuenstler/francis-bott/werke/

Aperçu bibliographique sur ce peintre : http://www.henze-ketterer.ch/de/kuenstler/francis-bott/bibliographie/