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11/02/2013

Benoît XVI comme Célestin V

Tenier 3.jpgLa nouvelle est tombée sur les télescripteurs à 11 heures, aujourd'hui, le pape Benoît XVI annonçait sa démission, effective le 28 février, à 20 heures. Dès lors, commencera la période de sede vacante (siège vacant). Le souverain pontifie justifie sa décision pour des motifs de santé. Pour être inhabituelle, cette résolution n'est pas unique dans l'histoire de la papauté. Deux cas existent : celui de Célestin V, qui n'occupa le siège pontifical que cinq mois - du 5 juillet  au 13 décembre 1294, et Grégoire XII, élu pape le 30 novembre 1406, démissionnaire le 4 juillet 1415. Si le premier préféra abdiquer pour des motifs de non compatibilité avec sa charge, le deuxième s'y résolut pour mettre fin aux troubles du Grand Schisme qui éprouvait toute la Chrétienté depuis près d'un siècle.
Quel rapport avec Rennes-le-Château ?
On se souvient  que le message délivré par l'un des deux manuscrits, dit "Grand Parchemin", supposé avoir été retrouvé par l'abbé Saunière, évoque deux noms de peintres : Nicolas Poussin  et David Téniers, fils. Deux Tenier 1.jpgtableaux dont ils seraient respectivement l'auteur aideraient à laTenier 2.jpg compréhension de notre affaire. Or, si pour le cas de Poussin, le tableau de cet artiste français est parfaitement désigné - en l'occurrence les Bergers d'Arcadie, il en est  différemment de celui de David Téniers. Or, il y a un repère mnemotechnique pour le reconnaître, c'est le nom de Célestin V. Cette identification n'est évidemment pas écrite sur la toile : il s'agit en réalité de sa date de pontificat : 1294. Célestin V ne règna qu'au cours des mois de cette seule année. En outre, ce critère millésimé n'est pas la seule raison. Pour faire simple : 1294 est aussi l'année où une nouvelle page s'est ajoutée à l'histoire de Rennes. Mais, comme dirait Rudyard Kipling, ceci est une autre histoire.

10/02/2013

Prouilhe la Dominicaine

Quelques photos du monastère de Prouilhe, près de Fanjeaux, où l'abbé Saunière dû consentir à une retraite de 10 jours pour répondre à une obligation qui lui avait été faite par décision de l'Officialité, en date du 18 février 1911. Le curé de Rennes y séjourna du 25 avril au 3 mai 1911.

Le monastère de Prouilhe visible depuis le Senhadou, à Fanjeaux.
Depuis ce promontoire, saint Dominique assista à la chute d'une boule de feu,
qui lui indiqua où construire un lieu d'accueil pour les filles cathares repenties.
(l'encadré en rouge indique le Couvent actuel)

Prouille 8.JPG

Prouille 2.JPGProuille 1.JPGProuille 4.JPGProuille 5.JPGProuille 7.JPG

09/02/2013

Le Calvaire Delmas ou comment naissent les légendes

Delmas.jpgIl y a encore vingt-cinq ans, une croix en fer forgée fichée dans un piédestal taillé en biseau trônait à l'entrée de Rennes-les-Bains, en contrebas de la falaise de l'Escatades. C'était une croix de mission érigée par un ancien curé de la Station l'abbé Delmas, dans la première moitié du XVIIIe siècle. En avril 1987, un projet de parking fut adopté. Comme il fallait entamer la falaise, la croix Delmas ne pouvait plus rester en place *.
Rien de particulièrement passionnant sinon que dans les semaines qui suivirent la dépose de la croix et les travaux de la falaise, une rumeur persistante voulut que les ouvriers chargés de ce travail aient découvert un trésor ! En "raclant" la falaise, ils auraient mis au jour une galerie menant à une salle, elle-même contenant un grand nombre d'objets précieux. Ils auraient fait silence sur cette trouvaille, se ménageant de vider cette cachette nuitamment. Mais ce discret déménagement eut pourtant un témoin. Un homme du village de Luc-sur-Aude, près de Couiza, qui a raconté ceci :  - Il faisait nuit, la route de la Station a été bloquée par des hommes armés. Une camionnette a reculé contre la falaise. Dans une voiture garée en face, des hommes surveillaient la bonne marche de l'opération. Un va-et-vient s'instaura de la falaise à la camionnette. Elle est chargée lourdement. Cela va durer une partie de la nuit. Avant de quitter les lieux, ces hommes ont pris soin de murer la cavité en dressant un mur de parpaings, recouvert ensuite de terre. Puis, voiture et camionnette prirent la route de Couiza.
Toujours selon ce témoin providentiel, le trésor aurait été emmené jusqu'à Bordeaux et négocié auprès d'un... brocanteur  (ni numismate ni joaillier !). Par la suite, dit-on, les objets les plus remarquables seraient passés en Angleterre et vendus à Londres.  

* La Croix Delmas a réintégré sa place initiale, en 2007, grâce à l'initiative du Cercle du 17 janvier, dont Jean-Claude De Brou veille aux bons offices.