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07/01/2013

A propos de "Viva Angelina"

gélis 3.jpgA l'énigme jamais résolue du crime dont fut victime l'abbé Antoine Gélis, assassiné dans son presbytère à Coustaussa dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre 1897, s'est ajouté le mystère d'un indice laissé, volontairement ou non, par le criminel. Dès les premières constatations, il fut retrouvé, auprès du cadavre, un cahier de feuilles de papier à cigarettes, dont un des rabats portait une inscription écrite au crayon.  Alors qu'il était couramment accepté qu'il fallait lire Viva Angelina, la lecture des deux procès verbaux établis aux premières heures de l'enquête révèlent que cette évidence n'est pas si définitive. Pour certains, Viva Angelina serait une sorte de signature, un message laissé par le ou les assassins ou bien encore le cri de ralliement des membres d'une société secrète.
A ceux qui voudraient se forger une opinion, nous donnons la reproduction des deux passages où figure l'inscription litigieuse. A chacun d'en tirer ses propres enseignements.

      Procès-verbal du 1er novembre 1897, à 11 heures :

Gélis 1.jpg

 

 

 

 

 

 

 

       Procès-verbal du 1er novembre 1897, à quatorze heures trente :

Gélis 2.jpg

02/01/2013

la tombe de la marquise d'Hautpoul-Blanchefort

Monthaut 2.JPGC'est un des thèmes récurrents de l'affaire de Rennes, que l'épitaphe de la marquise d'Hautpoul-Blanchefort est peut-être codée. Conséquemment, l'intérêt s'est également porté sur l'acte de sépulture correspondant, rédigé par l'abbé Antoine Bigou, le 17 janvier 1781. Outre le fait que le texte de l'épitaphe reprend globalement la mention du registre de catholicité, on s'étonnera tout de même que l'on ait été cherché deux témoins du village de Rabouillet, pour certifier conforme un acte qui aurait pu être ratifié par deux témoins choisis sur place. Il est vrai que Rabouillet est un village du Fenouillèdes, voisin du pays de Sault d'où était originaire la défunte.
Au terme des ces réflexions, l'hypothèse s'est peu à peuMonthaut 1.JPG insinuée que la marquise d'Hautpoul-Blanchefort n'avait peut-être pas été inhumée à Rennes-le-Château. Cette éventualité a été émise par un chercheur belge, Paul Saussez. A son avis, l'indication laconique du registre permet cette réflexion. Où donc l'abbé Bigou aurait-il procédé à l'ensevelissement qu'il a lui-même notifié ? Au château de Monthaut, en la chapelle castrale. Paul Saussez fait valoir que la marquise de Blanchefort s'éloignait parfois de Rennes pour échapper à ses créanciers les plus virulents. C'est alors qu'elle résidait au château de Monthaut, qui appartenait à la branche des Hautpoul-Félines, qu'elle décéda. Situé entre Mirepoix et Limoux, le château de Monthaut daterait du XVe siècle, remanié au XVIIe siècle. L'église actuelle, ancienne chapelle seigneuriale, jouxte le château au Nord.

28/12/2012

Coustaussa et le tombeau de Constant

DSC_1249.JPGDans ses Prophéties, Nostradamus annonce que lorsque viendra le Grand Monarque, au moment de la Parousie, l'Elu divin découvrira de vastes trésors dans une tombe antique, dite du "Grand Romain". Ce mausolée sera découvert à la faveur d'un tremblement de terre. L'éventualité a été émise que cette tombe pourrait se trouver dans les parages de Coustaussa. C'est là, dit-on, en 350, que Constant, le plus jeune fils de Constantin 1er le Grand, cherchant à fuir Magnence qui voulait sa mort, fut tué par des cavaliers alors qu'il avait choisi de se réfugier à Elne (Pyrénées-Orientales), avant de passer en Espagne. La localisation de Coustaussa tiendrait à l'étymologie du nom de cette petite localité. En effet, la forme la plus anciennement connue du toponyme n'est autre que Villa que vocatur Constantianum *. Littéralement : "Villa qui est appelée de Constant."
Magnence ne profita pas longtemps de son crime. Trois ans plus tard, vaincu par Constance, autre fils de Constantin le Grand, le général usurpateur fut contraint au suicide. C'est, vraisemblablement en 355, sous Julien, qui avait en charge l'administration de la Gaule, que fut édifié le tombeau du malheureux Constant. On ne saurait dire, en revanche pourquoi cette sépulture fut si richement dotée.

* Abbé Antoine Sabarthès, Dictionnaire topographique du département de l'Aude (1912).