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22/01/2013

Un illustre inconnu, l'abbé Pichon

pichon2.jpgParmi les apocryphes déposés à la Bibliothèque Nationale, en 1965-1966, qui ont constitué les premiers apports de la mythologie castelrennaise, se remarque une brochure grand-format intitulé : Généalogie des rois mérovingiens et des diverses familles françaises et étrangères de souche mérovingienne, d'après l'abbé Pichon (1814), le docteur Hervé (1843) et le généalogiste Hamberg (1912). Le tout serait inspiré des parchemins de l'abbé Saunière. Si l'on ne sait rien, ou presque, du docteur Hervé et du généalogiste Hamberg, il en est différemment de l'abbé Thomas-Jean Pichon.
C'était un théologien né au Mans en 1731 et qui y fit carrière. Investi de différentes fonctions par l'évêque diocésain, il fut également l'historiographe de M. frère du roi (le futur Louis XVIII). Volontiers polygraphe, il n'hésitait pas à aborder des thèmes fort controversés pour l'époque. Ainsi, dans son Mémoire sur les abus du célibat, pichon 1.jpgprône-t-il pour la création d'un impôt sur les hommes ou les femmes non mariés, au principe que l'Etat ne peut se maintenir que grâce à une population nombreuse et renouvelée. Il semble, en revanche, s'être départi d'une certaine morale en publiant sous son nom des Principes de la religion, qui se sont révélés être un patchwork de plusieurs ouvrages d'un certain Saurin.
On retiendra , cependant, un bel ouvrage consacré au Sacre et au couronnement de Louis XVI, paru en 1775. Les généalogies qui émaillent les chapitres de ce précieux in-quarto font comprendre qu'on ait voulu associer un tel auteur à la brochure de généalogies royales déposée à la Bibliothèque Nationale, en 1966.
Toute cette belle activité lui valait de confortables revenus. Mais la Révolution lui coupa les vivres. On dit que la charge d'évêque constitutionnel du Mans lui fut alors proposée, mais il déclina l'offre. En revanche, il accepta la place d'administrateur de l'hôpital général du Mans. Finalement, l'abbé Pichon mourut dans sa ville de prédilection, le 18 novembre 1812. (Photos. l'ouvrage de l'abbé Pichon sur les cérémonies du couronnement de Louis XVI)

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08/01/2013

Giscard, la Passion des Chemins de Croix

Giscard Passion.jpgSympathique clin d'oeil de la Gazette de Rennes-le-Château : (clic droit, ouvrir le lien)

http://www.portail-rennes-le-chateau.com/montaigu-1.html
http://www.portail-rennes-le-chateau.com/montaigu-2.html

au sujet du Chemin de Croix de Montaigu-de-Quercy (Tarn-et-Garonne) de la série des Giscard. Référence est faite à cet inventaire publié en juillet 2011, récapitulatif donnant le détail de 450 Chemin de Croix en France, complété par le dernier catalogue de la Maison Giscard, paru en 1914.
Véritable manuel de découvertes, il a été conçu pour que tout un chacun puisse faire ses propres recherches.

Et toujours consultable : http://stublein.skyrock.com/

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07/12/2012

Le trésor de trois rois

IMG (7).jpgCet été est paru Par Monts et Merveilles de Michel Azens. Il s'agit d'un plaisant recueil de 130 pages faisant la part belle au légendaire des environs de Rennes-le-Château. Parmi une trentaine de récits aussi pittoresques que peu usités, l'un d'entre eux a retenu notre attention. Il a pour titre : "les Trois rois". C'est un conte qui a cours dans les parages de Fourtou et de Sougraigne.
Deux frères, qui habitaient encore chez leur père, trimaient sans espoir que leur vie s'améliore. Un jour pourtant, alors que le cadet se reposait près du trou de la Mandre, vint un corbeau, noir anthracite, se poser près de lui. Puis, un deuxième, au plumage blanc ; un troisième, enfin, argenté. Les trois corbeaux lui firent la conversation. Ils lui confièrent que chacun d'eux était homme et avait le titre de roi. Touchés de compassion, sans doute, par le sort du jeune homme, ils lui proposèrent de le faire profiter d'un trésor caché, ce que l'infortuné accepta. Trois semaines plus tard, les oiseaux au rendez-vous le conduisirent à l'endroit prévu en virevoltant au-dessus de sa tête. Ainsi, ils l'invitèrent à les suivre sur une montagne. Après être passé devant trois croix, il s'engagea sur un sentier en rude montée. A son terme, il parvint au sommet qui brillait d'une belle lueur. Plus bas, un rocher laissa apparaître une anfractuosité. Le jeune homme s'y engouffra, confiant, jusqu'à atteindre une grande cavité. Il vit alors un coffre de pierre dans lequel il puisa des pièces d'or, des bijoux et des pierres précieuses. Parvenu à l'air libre, il fit rouler une grosse pierre du haut de la montagne et la bloqua devant l'ouverture. Un orage surgissant, l'obligea à quitter les lieux précipitamment.
Hélas, au bas de la montagne, bien que riche, le jeune homme se vit frapper de cécité. C'est dans ce secteur que son père le retrouva, hagard. Tristement, le jeune fils raconta son aventure et montra son butin. Un an plus tard, l'audacieux mourait. Dès lors, pour son frère et son père, la montagne était maudite. Quant au trésor, il ne voulait plus en entendre parler. Quelques années plus tard, le père mourut, ne s'étant jamais remis du chagrin d'avoir perdu son plus jeune fils. Quant à l'aîné, ce n'est qu'aux derniers instants de sa vie, au curé qui lui donnait l'extrême-onction, qu'il raconta cette histoire.

Note de radiomagdala. On n'évitera pas le parallèle avec la légende d'Alaric II, au sujet de la montagne du même nom, près de Capendu. Alors que dans la montagne d'Alaric se cache les trois trésors d'un roi; à Sougraigne/Fourtou, on évoque l'existence du trésor de trois rois.

 

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