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18/02/2013

Le N inversé ou pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer

C'est un gimmick que nous ressortent régulièrement les auteurs en mal d'ésotérisme. Comment expliquer qu'un graveur, en plein milieu de son travail, inscrive un N à l'envers au milieu d'un texte où toutes les autres lettres sont à l'endroit ? Qu'un peintre, représentant le Christ sur la Croix, ait l'idée saugrenue de placer à l'envers le N des initiales I.N.R.I. (Iesus Nazarenus Rex Iudaerum). Inutile de dire que tous les calvaires  des environs de Rennes-le-Château ont été observés à la loupe et ceux comportant cette incongruité, considérées comme autant de jalons sur le chemin de la découverte.
N inversé.jpgEn fait, les raisons de ces N inversés sont simples. Elles procédent de la linguistique et du symbolisme. Pour faire simple, le N inversé est une représentation simplifiée d'un idéogramme araméen. Il constitue la 14e lettre de l'alphabet hébraïque, qui se dit "noun" et s'applique au poisson ou au serpent. Dans le langage, Noun est la réversibilité, l'émergence. Symboliquement, le Noun évoque ce qui est caché ou englouti dans les profondeurs. Il a aussi une connotation intime pour la femme, qui cherche à se préserver des regards indiscrets. Dans la Kabbale hébraïque, sa valeur numérique est de 50. Ce chiffre évoque les 50 portes de l'intelligence et, à ce titre, représente l'homme complet. Enfin, le Noun est l'image de l'accomplisement et du renouveau.
Pour le Chrétien, le N inversé est donc le symbole du Christ fait homme et par lequel on obtient son Salut. Il figure le poisson, qui est le signe de reconnaissance des premiers Chrétiens. C'est une lettre de fécondité et de prolifération. En un mot, c'est l'expression de l'Espoir accordé aux genre humain.

15/02/2013

Une étrange opération foncière

RLB.JPGPeu connue, cette histoire est tout à fait authentique.
La confiance que l'on accordait volontiers à l'abbé Henri Boudet, curé de Rennes-les-Bains, lui valut un jour la visite d'un notaire de Toulouse. Celui-ci l'invita à choisir, parmi les habitants de sa paroisse, trois ou quatre concitoyens pour lesquels il pouvait s'en remettre. A eux de se porter acquéreurs de certaines parcelles, - toutes situées sur le territoire de la commune, désignées à l'avance. Le plus étonnant, c'est que ces superficies n'étaient en fait que des coins de garrigue ou des côteaux en friches. Bien sûr, le tabellion fournissait les fonds pour ces achats.
L'abbé Boudet trouva des acquéreurs pour officialiser ces transactions. Bien évidement, les terrains achetés devenaient la propriété de ceux dont les noms figuraient sur les actes de vente. L'affaire en resta là, lorsque, à peine un an plus tard, l'abbé Boudet apprit la mort de ce notaire de Toulouse. Alors qu'il se promenait sur un chemin de campagne, il fut tué d'une pierre qui l'avait atteint à la tête. Crime ou accident ? Jamais on n'identifia l'auteur de cet acte *.
Plus bizarre encore, une vérification au cadastre, il y a une quinzaine d'années, a révélé que toutes les parcelles en question n'appartenaient plus aux acheteurs de l'époque; en un temps réduit, elles sont passées entre d'autres mains. Un dossier existe sur cette épineuse affaire.

* Il faut probablement rapprocher cette affaire d'une rumeur que fit naître, en 1973, Maurice Guinguand, qui, dans son livre, l'Or des Templiers (Robert Laffont, éd.), raconte qu'en 1884 (sic), l'abbé Saunière, au cours d'une partie de chasse, poussa dans le vide un notaire qui lui avait précédemment remis des parchemins, au sujet d'un secret caché dans l'église de Rennes-le-Château. Les deux hommes auraient eu un désaccord sur le partage des profits.

13/02/2013

La plaque-écusson du presbytère de Rennes-le-Château

presbytère.JPGDans Les descendants mérovingiens ou l'énigme du Razès wisigoth de Madeleine Blancasall, un de ces apocryphes déposés à la Bibliothèque Nationale par Pierre Plantard au milieu des années 60, il est fait cas du trouble supposé qui suivit le décès de l'abbé Saunière. Epouvantés par les ultimes projets du curé de Rennes, grands initiés et hauts prélats auraient poussé un soupir de soulagement au lendemain des obsèques de celui-ci. Depuis lors, commente-t-on, les dragons viennent renifler la piste du curé révolté... "Les uns portent la soutane, d'autres l'écusson d'une Rose et d'une Croix sur leur chevalière. Quelques-uns enfin, des diplômes divers. Ils pillent la bibliothèque, subtilisent  une bonne partie de la correspondance, arrachent des pages aux livres de comptes, font main basse sur les timbres et brisent la plaque-écusson du presbytère qui avait un message au dos. Bien que sa teneur soit connue, son interprétation est toujours un défi à la sagacité. Et quoi encore ? Sa pierre tombale , au cimetière, est brisée en trois."
Aussi bien ne faut-il pas prendre pour paroles d'Evangile le récit qui est fait de la vie de Bérenger Saunière dans cette brochure, autant il convient de ne pas laisser échapper les indices allègrement semés par son auteur. Ainsi, j'admets que le mystère de cette plaque-écusson m'interpelle depuis près de quarante ans. J'ai parfois posé la question à différentes personnes de Rennes, sans avoir de réponse satisfaisante. Le seul acquis que j'ai pu en retirer, c'est qu'il y a bien eu, sur la façade du presbytère, une pierre sculptée. Que représentait-elle en vérité ? Un message avait-il été gravé au verso ? Qui pourra le dire ?
Je soumets volontiers cette petite énigme à qui voudra bien s'y intéresser.