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24/12/2012

Le tombeau de Roland à Laval-Dieu

SAM_0654.JPGSous couvert d'une légende transmise "de génération en génération", on raconte volontiers du côté de Laval-Dieu, que Roland, neveu de Charlemagne, tué lors d'une embuscade dans les Pyrénées, serait enterré quelque part sur les bords du ruisseau des Couleurs. En fait, le guet-apens de Roncevaux n'aurait pas eu lieu là où les chansons de gestes le prétendent, mais au Pas de la Roque, au Sud de Rennes-le-Château. Alors qu'on le croit inhumé pour l'éternité dans la crypte de la basilique Saint-Romain *, à Blaye (Gironde), il reposerait, en réalité, en un lieu longtemps dénommé "la Butte de Roland", près de Laval-Dieu, dans les parages d'une ancienne abbaye cistercienne, dont les dernières ruines subsistaient il y a encore une vingtaine d'années.
En 1978, cette affaire que l'on croyait absolument chimérique, refit surface au rapport d'un témoignage direct d'un habitant des environs qui aurait retrouvé une pierre tombale sur laquelle le nom de ROLANDUS était encore visible. Lorsque cet homme voulut montrer l'objet de sa trouvaille, il lui fut impossible de reconnaître les lieux précisément tant la végétation faisait rempart à toute reconnaissance. (Photo : Vue prise dans les parages de Laval-Dieu ; au loin, la colline de Rennes-le-Château.)

* Détruite par Vauban, lors des aménagements de la citadelle de Blaye.

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16/12/2012

L'anneau de Salomon

IMG_0122.jpgDans l'Or de Rennes, Gérard de Sède raconte comment Salomon, ayant un jour égaré son sceau se vit refuser l'accès à son trésor par le démon Asmodée qui en avait la garde. Ce n'est que lorsque ce roi biblique retrouva sa bague qu'il put obliger le diable à lui obéir. On dit que pour le punir de son zèle, Salomon le contraignit à errer dans le désert.
Bien avant d'appartenir au roi des Hébreux, cet anneau fut porté par le grand patriarche Jared. Grâce à ce talisman, son autorité n'était pas contestée, ni par les hommes ni par les démons. De la sorte, il était parvenu à enchaîner Satan, qu'il exhibait couvert d'entraves pour mieux l'humilier. A la mort de Jared, l'anneau passa de main en main sans qu'on se souvienne du nom de ceux qui l'on porté. On ne sait comment Salomon l'obtint à son tour.
Selon la tradition, le cachet de la bague se partageait en deux parties, l'une de fer, l'autre de cuivre. Avec le fer, Salomon scellait des ordres qu'il donnait aux génies rebelles, avec le cuivre, les ordres transmis aux bons génies. Un jour, pourtant, Salomon se fit voler cette bague par un esprit qui la jeta à la mer. Pendant quelques jours, Salomon demeura sans pouvoir. Dans ce même temps,  un poisson trouva la bague et l'avala. Bientôt, pris dans un filet, on découvrit la bague en ouvrant l'animal.
A la mort de Salomon, cette bague fut déposée dans son tombeau; mais, hélas, on ne sait plus où se trouve ce tombeau. Il est certain, cependant, que celui qui pourrait s'en emparer deviendrait le maître du monde.

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14/12/2012

Le Bézu, une réputation usurpée

100_3646.JPGPar une prouesse unique en son genre, on peut dire que la forteresse du Bézu est devenue le "château des Templiers" du jour au lendemain. Précisément dès... 1959, date à laquelle l'abbé Mazière fit paraître, sous l'égide de l'Académie des Arts et des Sciences de Carcassonne, une étude d'une trentaine de pages intitulée : "La venue et le séjour des Templiers du Roussillon à la fin du XIIIe siècle et au début du XIVe siècle, dans la vallée du Bézu". Moins basé sur de bons arguments, que par sa force de persuasion, l'abbé Mazières est parvenu à convaincre ses lecteurs de la justesse de ses hypothèses. Si bien qu'en 1970, lorsqu'une équipe de l'Institut Géographique National est venue dans le secteur pour procéder à des vérifications, à la question : "Quel est ce château ?" Il leur fut répondu: "C'est celui des Templiers". Si bien que, depuis, sur les cartes de l'IGN, on peut lire l'appellatif de "château des Templiers" pour les ruines du Bézu.
Dans son argumentaire, l'abbé Mazière avait cru faire la preuve par quatre en citant le nom de la ferme des Tipliès, située en contrebas de l'antique forteresse. Pour lui, le nom de Tipliès était l'altération étymologique de "templiers". En réalité, Tipliès est le nom d'une vieille famille du village du Bézu, indistinctement orthographié Tibliès ou Triplié. Cette ferme était un de leurs biens. On peut voir d'ailleurs au cimetière la pierre tombale d'une dame Triplié, décédée en 1927.

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