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30/01/2013

Jésus, marié ? Un hoaxe !

-jesus-papyrus-400x300.jpgDepuis l'annonce de Karen King, au sujet du texte litigieux d'un papyrus copte récemment traduit, les oreilles de cette enseignante universitaire n'arrêtent pas de siffler. Parmi ses contradicteurs, un des plus virulents, le père Michel Gueguen, professeur d'Ecriture sainte au Collège des Bernardins, à Paris, prend nettement le contrepied : "Qu'est-ce qui nous prouve que le Jésus cité dans le fragment fait allusion au Jésus de la Bible ? tonne le religieux exégète... "Jésus était un nom commun au début de notre ère, les Ancien et Nouveau Testament en distiguent d'ailleurs plusieurs. Ce fragment peut donc renvoyer à une autre personne que Jésus-Christ". Et le père Gueguen d'insister sur le fait que les Evangiles ne comportent aucun possessif comme celui dont il est question.
Même son de cloche de la part de Francis Watson, professeur de l'Université de Durham, en Grande-Bretagne. Pour lui, ce fragment n'est qu'un hoaxe, un canular. Le texte en question serait un extrait, hors de son contexte, d'une de ces nombreuses compilations de textes tardifs issus des évangiles selon saint Thomas, en langue copte.
Ce tir à boulets rouges suffira-t-il pour terrasser le dragon de la rumeur ?...

28/01/2013

Jésus, marié ?

papyrus_front_sm (2).jpgL'info n'est pas tout à fait récente. A la fois, faut-il encore lire la Harvard Gazette dans le texte, en temps et en heure. Rendant compte du 10e congrès international des études coptes, qui venait de s'achever le 19 septembre 2012, cette publication y soulignait l'intervention de Karen King, professeur à la Harvard Divinity School à Cambridge, dans le Massachusetts (U.S.A.). Celle-ci, se référant King.jpgà un papyrus copte du IVème siècle de notre ère, qu'elle était parvenue à déchiffrer, disait y avoir lu les mots : Jésus leur a dit, ma femme..."
Si l'authenticité du document n'est pas remise en cause, le contexte de cette citation demande a être explicité. C'est ce qu'ont demandé les collègues de Karen King. L'interprétation définitive est donc mise en délibérée.

Document visuel :  http://bcove.me/qz2fcfi9

21/01/2013

The Bloodline Parchements

Thome.jpgC'est au nombre de deux que nous sont connus les parchemins dits de "l'abbé Saunière". Souvent reproduits, ils l'ont été, pour la première fois, par Gérard de Sède, dans son livre l'Or de Rennes. Inutile de revenir sur les circonstances de cette publication. Souvent décriés, volontiers réputés comme apocryphes, ils n'en sont pas moins indissociables de l'énigme de Rennes-le-Château. Courant 1990 s'est répandue la rumeur qu'à ces deux parchemins, une vingtaine d'autres leur seraient complémentaires. Ils auraient été trouvés par des ouvriers, lors de travaux dans l'église Saint-Just de Narbonne. Ces hommes se seraient partagés la trouvaille, mais un lot aurait fini par être racheté par un chercheur. Aux  cryptogrammes s'ajoutaient une carte et quelques relevés topgraphiques, ainsi qu'une liasse d'environ 80 correspondances, toutes écrites de la même main, mais non signées sinon d'un glyphe chrétien. Par la suite, un livre manuscrit est venu compléter cet ensemble. Cet épais grimoire, rédigé en latin, serait un ouvrage codé signé Antoine Bigou.
Cette fois encore, certains ont crié à l'imposture ! Quelqu'un même s'est déclaré le faussaire de ces documents, affirmant avoir éprouvé ainsi la crédulité d'une catégorie de chercheurs. Il est vrai qu'en matière  d'embrouilles, l'individu est ès-spécialiste.... Pour l'heure, la divulgation de ces documents n'est que parcimonieuse. On peut les voir cependant, pour quelques-uns, sur Internet, en achetant un fichier en téléchargement.