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05/08/2013

Excursion à Blanchefort

Blanchefort 1.JPGSituée à l'intersection de la route Couiza/Rennes-les-Bains, la montagne de Blanchefort se distingue par sa roche blanche qui en couronne le sommet. A une date immémoriale, un fortin en occupait toute la partie supérieure. En vain, on chercherait du regard les derniers vestiges de cette vigie médiévale, à moins de s'en approcher jusqu'à escalader cette roche blanche. Pour y parvenir, emprunter un chemin forestier (départ dans une trouée forestière, sur la route de Rennes-les-Bains), qui suit le versant Sud de la montagne (durée de progression, entre 45 mm et 1 h.). Au sommet, le paysage alentour est déjà une récompense. Proche du but, on aperçoit quelques pans de mur de l'ancien parement.
Pas de brèche dans la roche, il faut gravir l'obstacle par uneBlanchefort 3.JPG cheminée naturelle. Sur le terrassement, vous y rencontrerez successivement des soubassements de murs, les fondations d'une tour carrée, mais surtout les parties intactes d'une citerne, au fond de laquelle on distingue encore une vasque.
Ce fortin ou castrum semble avoir subsisté jusqu'au moment de la guerre contre les Albigeois. Perdant de son intérêt stratégique, cette position fut irrémédiablement abandonnée. Un petit hameau, qui existait en contrebas, côté Nord-Est, semble avoir subit le même sort.

Blanchefort 4.JPGBlanchefort 2.JPG

20/01/2013

On parle de Périllos...

Périllos.JPGCe jour dans La Dépêche du Midi :

Un éperon rocheux, du calcaire, de la garrigue.. Balayant le village désert, un vent polaire lamine les buissons et ajoute comme une ultime touche glacée à l'aridité minérale des lieux, faisant oublier la proche Méditerranée.
La question ce n'est pas : Pourquoi sont-ils partis ? La question, c'est : Comment ont-ils fait pour tenir si longtemps ? s'interroge-t-on en arpentant les vestiges de Périllos, arrivé au pied de l'ultime pan du donjon disparu, jouxtant un arc ne soutenant plus que le vide.
Périllos, je n'y a jamais connu qu'un habitant : Georges Périllos bis.JPGPujol, se souvient Roger Calmon, 78 ans... mais le village était déjà abandonné depuis les années 30-40. Peu d'eau, pas d'électricité. Les gens étaient descendus s'installer à Opoul.
Périllos ? Dans les Corbières, aux confins de l'Aude et des Pyrénées-Orientales, derrière l'imposante forteresse d'Opoul que se disputaient autrefois rois de France et d'Aragon. On y recensait 85 habitants en 1861 car la vigne avait apporté un petit essor, explique Jean-François Carrière, maire d'Opoul, auquel Périllos est rattaché depuis 1972... Mais se sont succédés le phylloxéra, la guerre 14-18 et une épidémie qui a tué une vingtaine de jeunes au début des années 20 (sans doute, la grippe espagnole)... Périllos n'y a pas survécu non plus.
Cimetière soigneusement nettoyé, poutres rangées, pierres et tuiles empilées. Longtemps déserté, Périllos n'est cependant plus à l'abandon, ainsi qu'en témoignent désormais les arbres replantés et deux ou trois maisons attendant l'été pour rouvrir leurs volets.  La volonté de faire revivre le village est née en 1992. La maison d'un des frères Pujol était à vendre, la commune a préempté et, depuis, on consolide, explique Jean-François Carrère, qui félicite au passage le travail de Terre de Pierres en ces lieux, pour son savoir-faire traditionnel dans le cadre de chantiers associatifs.