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19/08/2013

Périple au Bézu

Bézu 1.JPGVéritable nid d'aigle, le château du Bézu domine le plateau du Lauzet, déclinant son profil depuis Rennes-le-Château jusqu'à la montagne du Bugarach, dont on voit le village du même nom blotti dans son ombre. Lorsque survint la croisade contre les Albigeois (1210), Bernard Sermon l'avait en fief. Déclaré faydit (c'est-à-dire insoumis), il s'en vit privé au profit de Pierre de Voisins (1231), lieutenant de Simon de Montfort.
En moins d'un siècle, ce château sera déserté , sinon laissé sans entretien. Si bien qu'à la fin du XVIe siècle, cette construction n'est pas autrement désigné que sous le terme péjoratif de "bicoque".
De nos jours, les ruines de cette antique forteresse sont essaimées sur le prolongement de la crête Calmette, sur environ deux cents mètres en aplomb. A la base, de véritables murs cyclopéens constituaient les défenses de cette position. De nos jours, on y accède par un chemin, à travers le couvert forestier, débutant près d'une habitation dite des Tipliès. Ce nom de Tipliès a Bézu 7.JPGété vu comme une contraction du mot Templier.  C'est, évidemment, une interprétation abusive. D'où une légende selon laquelle des Templiers, venus du Roussillon, auraient choisi deBézu 5.JPG se cacher dans ce bastion pour échapper au coup de filet que préparait Philippe le Bel. En quittant leur commanderie, entre mer et vignes, ils auraient emporté tous les avoirs dont ils étaient encore dépositaires.
Il y a moins de dix ans, on pouvait voir une ancienne pierre d'autel, d'une taille et d'un poids respectables, à même le creux de la citerne d'origine. Désormais, à ce jour, elle n'y est plus.

Plus de photos sur FB : https://www.facebook.com/michel.vallet.16

04/08/2013

Le passé décomposé d'Usson-les-Bains

Usson 1.JPGUsson 5.jpgUsson 4.JPGUsson 3.JPGUsson7.JPGBref passage à Usson-les-Bains, au sortir des Gorges Saint-Georges, après Axat. La lente agonie du vieil établissement thermal...

09/02/2013

Le Calvaire Delmas ou comment naissent les légendes

Delmas.jpgIl y a encore vingt-cinq ans, une croix en fer forgée fichée dans un piédestal taillé en biseau trônait à l'entrée de Rennes-les-Bains, en contrebas de la falaise de l'Escatades. C'était une croix de mission érigée par un ancien curé de la Station l'abbé Delmas, dans la première moitié du XVIIIe siècle. En avril 1987, un projet de parking fut adopté. Comme il fallait entamer la falaise, la croix Delmas ne pouvait plus rester en place *.
Rien de particulièrement passionnant sinon que dans les semaines qui suivirent la dépose de la croix et les travaux de la falaise, une rumeur persistante voulut que les ouvriers chargés de ce travail aient découvert un trésor ! En "raclant" la falaise, ils auraient mis au jour une galerie menant à une salle, elle-même contenant un grand nombre d'objets précieux. Ils auraient fait silence sur cette trouvaille, se ménageant de vider cette cachette nuitamment. Mais ce discret déménagement eut pourtant un témoin. Un homme du village de Luc-sur-Aude, près de Couiza, qui a raconté ceci :  - Il faisait nuit, la route de la Station a été bloquée par des hommes armés. Une camionnette a reculé contre la falaise. Dans une voiture garée en face, des hommes surveillaient la bonne marche de l'opération. Un va-et-vient s'instaura de la falaise à la camionnette. Elle est chargée lourdement. Cela va durer une partie de la nuit. Avant de quitter les lieux, ces hommes ont pris soin de murer la cavité en dressant un mur de parpaings, recouvert ensuite de terre. Puis, voiture et camionnette prirent la route de Couiza.
Toujours selon ce témoin providentiel, le trésor aurait été emmené jusqu'à Bordeaux et négocié auprès d'un... brocanteur  (ni numismate ni joaillier !). Par la suite, dit-on, les objets les plus remarquables seraient passés en Angleterre et vendus à Londres.  

* La Croix Delmas a réintégré sa place initiale, en 2007, grâce à l'initiative du Cercle du 17 janvier, dont Jean-Claude De Brou veille aux bons offices.